IFRC
”L'idée de travailler avec le monde entier m'a beaucoup motivé”
En 2006, Nana Wiedemann a été nommée Directrice du Centre de référence pour le soutien psychosocial de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Depuis lors, son équipe et elle ont répondu à de nombreuses situations d’urgence, que ce soit le tsunami, le tremblement de terre au Pakistan, en Haïti, ou encore à Cox’s Bazar. L’idée de fournir une aide en matière de santé mentale et un soutien psychosocial à toutes les Sociétés nationales lui a plu, bien qu’elle ait dû relever un certain nombre de défis pour ce faire.
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”Occuper ce poste a été un grand honneur pour moi. C’était très gratifiant, mais je me sentais aussi très seule et stressée par moments. Pendant des années, j’ai presque dû renoncer à ma vie personnelle pour survivre dans ce poste. J’ai eu l’impression de gravir une énorme montagne. Aujourd’hui, même si nous n’avons pas atteint le sommet, je pense que nous sommes au moins arrivés au camp de base et qu’il n’en reste plus très long à gravir.

L’objectif principal était de donner aux Sociétés nationales les moyens de mettre en œuvre des programmes psychosociaux, et de promouvoir le bien-être psychosocial du personnel, des bénévoles et des bénéficiaires partout dans le monde (bien que nous ne les appelions plus des bénéficiaires). J’ai été très inspirée par le degré de résilience de nombreuses personnes.”

”Malgré nos différences culturelles, nous partageons les mêmes sentiments”

– Nana Wiedemann, IFRC

”Je ne peux pas dire précisément à quoi ressemble une haute direction incarnant la diversité. Si je le pouvais, je demanderais à mon équipe. Mais en y réfléchissant, je dirais que j’aime travailler avec des gens de différentes parties du monde, de différentes couleurs, avec des compétences et des personnalités différentes. J’essaie de traiter tout le monde avec respect et de comprendre que, bien que nos compétences soient différentes, c’est ce qui fait la force de notre travail, à condition que nous parvenions à accepter cette diversité.

Je pense que nous avons besoin de plus de femmes à la tête de la Fédération internationale. Avec plus de femmes leaders, nous aurions davantage de modèles féminins et peut-être un meilleur réseau qui influerait sur les valeurs, les méthodes de gestion et la manière de travailler avec les gens. Pour ma part, si je suis là aujourd’hui, c’est parce que j’ai rencontré des dirigeantes qui m’ont fait comprendre qu’il était possible d’avoir de l’influence. Même si vous n’êtes pas sûre d’avoir le profil parfait pour un poste, vous pouvez néanmoins exprimer votre envie d’avoir de l’influence et de montrer la voie.”

”Selon moi, il s’agit encore d’un réseau et d’un monde dominés par les hommes, et ce n’est pas facile d’atteindre le sommet”

– Nana Wiedemann, IFRC

”Je pense qu’il y a de nombreuses manières de changer les comportements : entre femmes, nous pouvons nous soutenir mutuellement, nous entraider, partager ce que nous avons appris, autonomiser et encourager d’autres femmes, montrer nos vulnérabilités et nos forces, et être prêtes à montrer les caractéristiques plus douces de notre personnalité. Le partage a de grandes vertus. Et plus on monte en grade, plus il est important d’avoir un espace sûr dans lequel on peut partager son opinion sans craindre d’être exclues.

J’ai de nombreux rêves. L’un d’eux est que, grâce au travail du Centre de référence pour le soutien psychosocial de la Fédération internationale, nous puissions continuer à faire changer les choses et à sensibiliser les gens sur l’importance de la santé mentale et du bien-être psychosocial, y compris sur le lieu de travail.”

Nana Wiedemann

IFRC, 2006

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7 jeunes femmes pour 10 jeunes hommes achèvent le deuxième cycle du secondaire dans les pays à faible revenu. Si nous voulons davantage de futures dirigeantes, nous devons combler le fossé entre les sexes dans l'éducation.

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